Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Texte Libre

Une liste à la Prévert au pouls du  regard ou d'écriture... des fragments du monde, de ce qui le fait défaillir, tressaillir, sourire...Jeter colères et cris par manque de montagne ou de mers dans nos urbanités...Fixer des vertiges les jours ou nuits où l'envie de partager se fait plus forte....

Derniers Commentaires

Mercredi 5 septembre 2007

Dans le rer D, il est question de la paternité du Moi, d'un concept lacanien vaguement passé de mode. Lui a le Brésil dans la voix, a médité pendant dix ans sauf le dimanche "parce que comme dieu..". Elle, son visage a une grâce singulière, ses yeux redessinés par le khôl lui donnent un air de tragédienne. Lacan n'est plus, le Moi non plus...

Le quartier du collège n'a pas changé, les couleurs ont été rehaussées sur les bâtiments. Les mêmes grands frères sont sur la place à l'entrée de la cité. Pour le moment, c'est l'été, les regards ne guettent, ni ne rôdent. Les camions des pères routiers trônent sur les trottoirs des pavillons, les fourgons esquintés par les allers retours France-Bled se vident peu à peu.

Une prérentrée c'est
- un prof de maths au tee-shirt "don't touch me i'm a toxic" rédigeant une lettre d'anamour commençant par "c'est pas que.."
- une pionne dessinant un trait brun sur le contour de ses lèvres qui jure sur ses lèvres.
- un principal qui énonce des chiffres: "78,8 % des 6èmes n'avaient pas le minimum des compétences requises pour l'entrée en 6ème, cette année ce sera pareil.", (comprendre que je vais pouvoir développer mon bilinguisme)
- une principale adjointe qui annonce des mesures "la photocopieuse sera à la loge"(tollé général) les explique "au moins elle ne tombera pas en panne en salle des professeurs", gère de loin les questions soulevées "mais s'il manque une copie ou deux? - et bien, vous en faites en plus, les élèves ne les perdent pas."( les cartables en zep sont des tonneaux des danaïdes, mais ça n'entre pas dans les stats donc il ne s'en préoccupe guère).
- le prof timide et effacé qui voulait des élèves sans problèmes ( "sans problèmes" en zep niveau 4 , le max.Certes ce n'est pas Grigny ou Sarcelles, où faire cours de dos est un danger, mais le sans problème est une douce utopie.). Un autre se jetant sur l'ordinateur pour réserver son billet d'avion puis se prenant la tête entre les mains le regard ne lâchant pas son emploi du temps. Il va rester un moment le dos à la salle devant la fenêtre.
- le prof d'hist-géo, dans les starting-blocks, a décoré sa salle depuis deux jours, patafix, punaises, la craie et l'éponge à la main.
- la nouvelle prof de français qui demande comment faire acheter des livres. Sachant que le seul lieu de livres c'est le tabac-presse dont le patron se fait une marge de 5% sur les livres commandés, il reste .
" Deux mots magiques; moins de 5 euros et carrefourcora" ce qui entraine un "gwen arrete" de la prof plus consciencieuse.
- ce sont les ventres ronds de quatre à huit mois et les remarques femmeactuelle-biba-parismatch
- les  profs amoureux  textotent dès qu'ils ont leur emploi du temps.
- le cpe béninoisen campagne électorale, glose le verbe haut et fort sur l'unité et l'entraide, préceptes qu'il fustigera tout au long de l'année.....
- la documentaliste dit peu de choses hors contexte: manuels-es, sauf à quelques personnes sur lesquelles elle pose sa main bienveillante "ça fait du bien de te revoir gwen.."

Comme chaque année, la remise des emplois du temps déclenche sourire ou revendication.Suivie de réunionnite aigue durant lesquelles je devrais me taire
-"c'était bien ton idée. -Pardon?? quelle idée?- celle de faire de l'expression orale aux 4ème!" . Traduction de ma réponse à la question qu'estcequ'onfaitensoutienavecles4ème? "on lance une comédie musicale comment que je m'exprime trop bien là m'dme."
- "vous leur faites quoi en début d'année?
- Deja, "Bonjour "
- Gwen !!"
Comme chaque année, je me dirais que l'agrég je pourrais tenter, comme les autres. Plus l'envie , ni la tête à retourner à la faculté par pour les lettres, pour autre chose.

Sur le chemin d'E. à B.,croiser des gamins questionnant avec un mélange de curiosité et d'audace " Vous avez quelles es?"/on sera avec vous?". Les ados moins farouches "eh mad'me vous nous avez pris?"Les adultes père, mère ou grand -père/mère certains que je connais d'autres non saluent sans rien dire en vous regardant droit dans les yeux. Il n'y a pas de défiance, ils parleront peut etre plus tard en aparté. Sur les rives de l'Yerres, les pêcheurs sont toujours là leurs lignes perdues dans le courant immobile...

- Publié dans : Prof, regard et réflexion de l'intérieur
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 juin 2007

Une conversation dans laquelle on fait part à son interlocuteur de son inquiétude de la résistance ici.

Réminiscence d'un regard porté: la dernière fois que nous sommes descendus dans la rue ce fut un 21 avril 2007. Depuis, il y a eu des grèves certes mais corporatistes souvent. Une mutation qui éclôt : la solidarité cède le pas à l'instinct de survie, au chacun pour sa peau. En surface, on pourrait penser qu'on se laisse gentiment entamer, on voit sans broncher des ministrables ou susceptibles de l'être bénéficier d'une tolérance ( si relaxé siège au gouvernement, si condamné exclu du gouvernement), on supprime sous de vaseuses explications des lieux où la liberté de pensée existe. Peu de relais de ces événements, si l'on ne se montre pas curieux et soucieux de préserver une intégrité de pensée...

Petit rappel, toujours rechercher la définition
Résistance, n.f : D'une manière générale, la résistance est l'action de s'opposer à une force physique, morale ou envahissante.
"Dans les théories du droit naturel, la résistance à l'oppression est l'un des quatre types de droit naturel, avec la liberté, la propriété, et la sûreté."

Temporisons, la résistance évoquée n'est point la représentation commune:

"Dans le champ social et politique, on a coutume de lier l'idée de résistance à celle d'un refus, actif ou passif, exprimé par un individu ou un groupe d'individus, à l'encontre d'un ordre établi jugé inacceptable. Résister, en ce sens, c'est opposer une force de rebellion à un pouvoir ou à des formes de contrôle dont on dénonce le caractère injuste ou arbitraire: c'est contester des normes imposées, s'insurger contre des disciplines dont les formes d'exercice sont pensées sur le modèle toujours négatif de la répression ou de la coercition."                 Sophie Jankélévitch, in Résister, collection Autrement.

(interruption liée à une migration mais ne perdons pas le fil ;-)....

Un regard sur ces lignes d'Herman Hesse adressées à un jeune artiste...Point certain que ces mots ne s'adressent qu'aux artistes .....

"On exige encore autre chose de l'homme, dans le monde actuel, et cette exigence est porpagée par les partis politiques, les patries ou les professeurs de morale universelle. On exige de l'homme qu'il renonce une fois pour toutes à lui-même et à l'idée qu'à travers lui, quelque chose de personnel et d'unique pourrait être signifié; on lui fait sentir qu'il doit s'adapter à un type d'humanité normale ou idéale qui sera celle de l'avenir, qu'il doit se transformer en un rouage de la machine, en un moellon de l'édifice parmi les millions d'autres moellons exactements pareils. Je ne voudrais pas me prononcer sur la valeur morale de cette exigence: elle a son côté héroïque et grandiose. Mais je ne crois pas en elle. La mise au pas des individus, même avec les meilleures intentions du monde, va à l'encontre de la nature et ne conduit pas à la paix et à la sérénité, mais au fanatisme et à la guerre. Au fond, il s'agit d'une exigence monastique  et elle n'est légitime que lorsqu'ona affaire à des moines, à des gommes qui sont entreés librement dans les ordres. Cependant, je ne crois pas que cette exigence, liée à une mode, pourrait considérer un danger sérieux pour toi."                                                                       Janvier  1949


- Publié dans : drôle d'ère
- Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 juin 2007
Chroniques ordinaires des jours derniers
Dimanche 17 Juin 2007, Arte
Emission "Arrêt sur images"Daniel Schneiderman répond sans affirmer quoique ce soit mais son visage traduit le contraire de ce que sa prestance tente de cacher. Une de ses collaboratrices lui demande si l'émission sera à l'antenne l'année prochaine. " A l'heure actuelle, je ne sais pas."
Jeudi 21 Juin 2007
Communiqué Afp-Arte annonçant la suppression de l'émission.

Mardi 26 Juin 2007
L'émission "La bande à Bonnaud" est supprimée des ondes pour la rentrée avec licenciement à la clé pour Bonnaud.

Leur point commun: questionner, ouvrir, remettre en question, interroger l'indépendance des médias face au pouvoir avec dérision, pertinence et intégrité. Les récentes manoeuvres et nominations laissent perplexes- et c'est un doux euphémisme-. Le dernier reportage de l'émission de Schneiderman portait sur les émissions -émanant de la Berlusconiconnection- présentes dans les programmes de la télé italienne: une présence tentaculaire détenue par Berlusconi fils....

Lors des présidentielles, certains ont minimisé les ressemblances entre celui qui a été élu démocratiquement et l'homme élu tout aussi démocratiquement par les Italiens....

Faut-il mettre au passé cette notion d'exception culturelle? Le visage culturel porterait  les noms de : pensée unique, des références telles que celles portées par du secrétaire d'Etat au sport, alias Bernard Laporte : n'aller au cinéma que trois fois dans sa vie et aimer le film " trois hommes et un couffin"?
- Publié dans : drôle d'ère
- Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 mai 2007

TEMOIGNAGE DES PASSAGERS DU PARIS-BAMAKO DU 26 MAI 2007

Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako.

Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l'avion. Une reconduite à la frontière ique.

Deux personnes tentent de contenir un homme d'une quarantaine d'années qui se débat violemment. On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître. S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestation qui n'a aucun effet sur les violences en cours.

L'un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l'opération, qui menace d'arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires.

Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l'homme n'est pas un simple sans papiers, mais un repris de justice, soumis à la double peine. Cela semble à ses yeux justifier la méthode et toute la violence exercée sur lui.

Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres. Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l'évacuer. Autour de nous, de nombreux passagers imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore monter d'un cran l'émotion. Des femmes pleurent, des gens convergent de tout l'appareil, rajoutant à la confusion. C'est alors qu'une bonne dizaine d'agents de la Police des Air et des Frontière, la PAF, fait irruption dans l'appareil.

Désigné par la responsable de l'opération, Michel Dubois, qui comme nous tous avait pris part aux protestations, est débarqué pour auditions. D'autres passagers, choqués par cette arrestation, sont à leur tour menacés du même sort.

A bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers, visiblement dépassé par la situation, nous propose alors un marché : Michel pourrait réembarquer à condition que l'expulsé remonte lui aussi à bord. La balle était donc dans notre camp, nous serions responsable du retard de l'avion, et même de l'éventuelle annulation du vol. Michel devenait clairement une monnaie d'échange

Cette proposition inacceptable est d'ailleurs tout de suite contredite par un policier de la PAF qui annonce la garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l'égard des passagers qui campent sur leurs positions.

Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manoeuvres" d'un individu refusant d'être reconduit dans son pays d'origine, et de manifestations d'une minorité de passagers pour expliquer l'annulation du vol.

Nulle mention des violences dont nous avions été témoin, ni de l'état de santé du passager pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l'appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire.

Nous sommes nombreux, comme Michel Dubois, à être choqués par la barbarie de la scène, par le traitement excessivement violent qui a été infligé sous nos yeux à cet homme, fut-il repris de justice, (ce dont il nous est d'ailleurs permis de douter, puisqu'afin de ne pas attirer l'attention des autres voyageurs, les policiers avaient d'abord décidé de le faire voyager sans le menotter).

Nombreux aussi à avoir la désagréable impression d'avoir été pris en otage par les autorités et profondément choqués par l'attitude du Commandant de bord d'Air France qui n'est pas intervenu pour faire cesser ces violences les tolérant même au mépris de la sécurité des passagers qu'il se soit d'assurer et en prenant la responsabilité de faire annuler le vol empêchant du même coup des centaines de personnes de faire le voyage pour lequel elles avaient acheté un billet.

Nous sommes enfin révoltés d'avoir été contraints de devenir complices des policiers en obéissant aux différentes injonctions et menaces proférées à notre encontre. Devions-nous laisser se dérouler sous nos yeux des actes d'une telle brutalité ?

Pouvions-nous accepter l'arbitraire de l'arrestation de l'un d'entre nous dont le seul tort avait été de s'indigner et de parler avec les policiers pour tenter de faire cesser la violence ? Il y a là une pénalisation de la solidarité qui nous semble inadmissible et inquiétante quant à l'état de notre démocratie.

Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que cette scène est un cas isolé, une bavure en somme. Nous savons qu'elle se reproduit quasi quotidiennement, et nous tenons à manifester notre indignation en relatant les faits le plus exactement possible.

Michel Dubois a été relâché quelques heures plus tard, mais on l'a informé que des poursuites seraient engagées contre lui. Quant au passager Malien, nous n'avons aucune nouvelle de lui, et son état de santé ainsi que le sort qui lui sera réservé dans les prochains jours nous inquiètent au plus haut point.

Des passagers du vol AF 796.

Source RESF, dimanche 15h25

Vous pouvez entendre le témoignage de Laurent Cantet, réalisateur ( si vous manquez de patience avancez jusqu'à flash info de 17h ;-)

- Publié dans : drôle d'ère
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 25 mai 2007

Imprévu ce début d'heure avec les 3ème à 8h30. A rebours, ne pas aimer quand c'est plus la personne qui leur parle que la professeure.
Ils sont  six ce matin, quatre attendent dans le couloir de la direction. A midi, leurs dossiers doivent être validés, leurs avenirs reconsidérés ou annulés.
Eparpillés comme un archipel, Steven me fait part de son coup de gueule. Il n'a pas appelé ceux dont la situation est préoccupante, il leur fait payer ce rôle pénible de délégué, leurs inconséquences. Je lui demande s'il souhaite intervenir avant de commencer le cours. Il décline, geste de gêne et d'envie.
Faire part de mon amertume et de ma colère. Ne pas répéter les propos du second trimestre, les confirmer mais pas seulement.
Leur dire sans pathos que quand on est prof, quand on a envie que des éléves qui a priori n'ont rien pour, quand on revoit les cours 5, 6 fois pour les leur rendre accessibles, ça fait mal. Mal aussi d'entendre une équipe de profs dire qu'ils n'ont pas pu faire exploser  cette torpeur, ce mépris entre eux, de se dire qu'on ne sait pas ce qu'il adviendra d'eux, que certains vont avoir 17-18 ans dans 6-12 mois, que d'autres ont été blessés par leur passage dans cette e.
Ajouter que c'est l'esprit meute qui prime entre eux, que pris individuellement on peut avoir un échange, tenter quelque chose, qu'ils se sont faits avoir. Leur dire que les places pour certains bep sont chers, que ce qui intéresse les décideurs ce sont les chiffres. 2,4,6 ne sont pas de bons atouts. Leur dire que même s'ils n'ont pas les parents derrière, ils ont des amis, et une volonté, qu'en cherchant bien ils doivent l'avoir. Qu'il serait bon qu'ils prennent les mains qu'on leur tende, bien sûr il n'y a pas rien à gagner, pas de promesses.
Continuer...Leur expliquer qu'ils laissent les autres décider à leur place...Si j'avais écouté les profs et parents qui avaient décidé de me retirer mes livres au lycée en raison de parents incapables de suivre financièrement, si j'avais écouté ce prof principal en 2nde, je serais devenue secrétaire...que la caf-anpe, les échecs,l'intérium, ne pas pouvoir se faire plaisir, j'aurais pu aussi me laisser entamer...Réajuster pour qu'ils comprennent que ça n'est pas pour rien, que certains profs choisissent d'être là plutôt qu'ailleurs, que si  l'on se tient aux portes fermées, on maintient cette attitude looser.
Leur dire que je souhaite sincèrement d'obtenir ce qu'ils veulent et qu'ils ont intérêt à ne pas gâcher une des premières fois où ils auront pu choisir. Qu'ils n'omettent pas qu'il va falloir bosser , qu'ils ont attendu qu'on les oublie, accepté parfois qu'on les tanne  pour qu'ils essaient, qu'ils cessent de se laisser paralyser par le regard des autres, la bande.

Steven décide de parler. Il leur parle cash, fait part aussi de ce qu'il a entendu "on en a pris plein la gueule, c'était minable." Mélanie me fait part de sa crainte d'être rejetée. Refusée à tous les stages sauf un où sa fragilité psychologique a été soulignée( famille cotorep, soeur et mère en emploi réservé).
"Mais ça veut dire quoi réservée?" Priscilia et Sévérine ( elle prend la parole après l'avoir caché derrière la gène) interviennent car elles ont la même remarque, elles ne comprennent pas, les motifs doivent en être différents. Ne pas alimenter sa panique, ni la leur.  " Vos premiers stages vous reproduisez souvent ce que vous faites depuis des années au collège, vous devez prendre des risques, l'énergie que vous mettez à brailler, ou à vous montrer faussement arrogants. Faussement parce que les 3/4 du temps vous n'avez pas envie qu'on vous embête ce jour-là. vous devriez la mettre dans ces moments-clés."
Mélanie: -Mais moi on a tous testés sur moi deux fois la 4ème A.S et deux 3ème , j'ai deux ans de retard, le cio elle me rembarre et la conseillère je peux pas la voir. J'ai pas envie qu'on décide à ma place. Coiffure ça me plaisait, on m'a dit non! Vente, je suis croyable?
- Crédible
- merci m'me et puis l'autre elle veut que je fasse mécanique
Sévérine:- Elle peut faire un truc un an et après faire ce qu'elle veut
Sourire: - un truc?
Sévérine: - Ben moi, je fais vente et puis après Cap Photo
- Tu fais de la photo?
S- non, mais je sais vendre des pochettes et des pellicules.
- Renseigne-toi durant cette année pour savoir ce qu'est un cap photo, va dans un club-photo, intéresse-toi à la photographie, fais-en. Mélanie, le fait que tu ne veuilles pas qu'on fasse n'importe quoi avec toi concernant ton avenir, c'est positif. D'abord, attends d'avoir les réponses, ensuite prends un rdv avec le cio pour être plus à l'aise, mais ne te laisse pas entamer. Il ne faut vous tenir aux portes fermées, aller chercher des infos
Jonathan:- Ouais moi j'ai trouvé bep sanitaire et école privé de kiné mais je kiffe aussi
Sami, revenant du bureau du principal lâche: - Nadine, si tu mets bep sanitaire en 1er, tu peux l'avoir, il l'a dit
Visage radieux de Nadine, elle court faire son changement
Pour assurer la transition, je commente ces premières minutes " Ce sont les accords de Yalta!"
les 6 " Qu'est-ce que c'est?
Sourire. Se dire qu'on est initiateur perpétuel!
- Hum, vous avez bossé l'histoire pour le brevet ou pas?
Les 6 ne disent mot mais mesurent que ce serait bien de s'y mettre mais comment?
- Bon, on a 4 semaines, on bosse les points qui vous posent problème et on peut prendre 1h ou 2h pour que vous appreniez à vous faire des fiches. Pas de miracles en vue, mais vous apprendrez à être autonome, ça vous servira que ça soit en général ou pro. Si vous êtes vraiment partants, je veux bien tenter."

L'heure se poursuivra sur le début de révisions avec une vraie implication, quasi inespérée...Laissez infuser....Va falloir trouver la ténacité, souligner l'effort d'un mot, d'un sourire...

Lucide....


- Publié dans : Prof, regard et réflexion de l'intérieur
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés