Imaginons que Kerouac, Dylan aient repris la route, que Sallinger et Hunter S. Thompson soient dans les alentours. Tandis que chacun était dans son quant-à soi, sur son trente-et-un, Edouard Baer,
avec une maladresse doucement ironique à la Sempé, oeuvrait à la cérémonie d'ouverture du Festivla de Cannes. Un moment à part, est venu abolir la vanité, l'effervescence, l'agacement perceptible
dans les sourires, les regards. Richie Havens venu interpréter Freedoom, folk, body and soul, a dérobé chacun pour le ramener à une humilité aussi essentielle que nécessaire.
Un frisson rare, celui qui vous traverse, palpite au fond des ventres. Ces ravissements qui vous ramènent à vous, à l'écoute d'un morceau, à la découverte d'une scène dans un film, d'un passage
dans un livre. Un instant où l'enfant sauvage en soi se retrouve. Des possibles, chemins d'errance pour reprendre d'ère, un peu plus d'être.
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