Dimanche 4 décembre 2005
Montreuil, rencontre avec Edmond Baudoin...
"Comment dessiner la photo?..la photo il faut être dans la boîte...c'est mettre dans la machine un bout de trace de la vie.."
Dessinateur? auteur? Un homme en transhumances, traversé de voyages Carnets du Chili, de visages, de douleurs, d'errances Terrains vagues. Quand il dessine, son corps entier se noue et dénoue sur le tracé. Comme un danseur, il respire avec
son dessin, il cherche, corrige, suit ses pensées. Chaque dessin est un tableau, un instantané d'émotions, de photographies
de son état d'esprit.
La première fois que je l'ai rencontré, c'est avec Poussières d'étoiles dans une librairie à Lille. Moments où on a ce sentiment aigu, vif d'avoir rencontré quelqu'un, qui dessine, écrit, épelle d'un mot d'un trait une absence, une douleur. Une personne qui croit aussi qu'un mot, une musique Le Chant des baleines, un visage anonyme Le Portrait, une phrase peuvent vous ramener. lui aussi sait que'il ya des personnes qui s'apprivoisent Les yeux dans le mur...Quand il vous demande ce que vous voudriez qu'il vous dessine, vous avez son regard curieux d'enfance qui vous fouille sans vous blesser. Aujourd'hui, avec ce même regard humble, il m'a répondu en silence qu'il aimerait lire ce que j'écris en traçant son adresse sur mon carnet orange. "Dessine moi le visage d'une femme aux cicatrices d'enfance apaisées", je n'ai pas osé...
L'architecte devenu fou de voir sa création détruite, désertée, squattée, faisant le choix de mourir avec elle.
L'homme pris dans les vertiges de la ville, de la foultitude urbaine, en quête de voyages.
La mère perdant la mémoire, les pas façonnés par les chemins tortueux, les rides d'écorce et de peau pour apprendre à faire le deuil d'un lien.
L'homme pris dans les vertiges de la ville, de la foultitude urbaine, en quête de voyages.
La mère perdant la mémoire, les pas façonnés par les chemins tortueux, les rides d'écorce et de peau pour apprendre à faire le deuil d'un lien.
Rencontrer l'autre, voir comment il nous met face à nous , minable ou beau...
Fusionner sans les étouffer la musique et le dessin , la danse et les esquisses...
Tracer des cris de révolte sur une ville devenue municiplaité d'extrême-droite...
Les jeux d'enfance aux genoux écorchés et aux pactes à la saveur indélébile
Des histoires en dissidence, des miroirs tendus sans tain, des regards obliques....
Fusionner sans les étouffer la musique et le dessin , la danse et les esquisses...
Tracer des cris de révolte sur une ville devenue municiplaité d'extrême-droite...
Les jeux d'enfance aux genoux écorchés et aux pactes à la saveur indélébile
Des histoires en dissidence, des miroirs tendus sans tain, des regards obliques....
La première fois que je l'ai rencontré, c'est avec Poussières d'étoiles dans une librairie à Lille. Moments où on a ce sentiment aigu, vif d'avoir rencontré quelqu'un, qui dessine, écrit, épelle d'un mot d'un trait une absence, une douleur. Une personne qui croit aussi qu'un mot, une musique Le Chant des baleines, un visage anonyme Le Portrait, une phrase peuvent vous ramener. lui aussi sait que'il ya des personnes qui s'apprivoisent Les yeux dans le mur...Quand il vous demande ce que vous voudriez qu'il vous dessine, vous avez son regard curieux d'enfance qui vous fouille sans vous blesser. Aujourd'hui, avec ce même regard humble, il m'a répondu en silence qu'il aimerait lire ce que j'écris en traçant son adresse sur mon carnet orange. "Dessine moi le visage d'une femme aux cicatrices d'enfance apaisées", je n'ai pas osé...
http://w3.uquah.uquebec.ca/baudoin/abaudoin.htm
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