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Texte Libre

Une liste à la Prévert au pouls du  regard ou d'écriture... des fragments du monde, de ce qui le fait défaillir, tressaillir, sourire...Jeter colères et cris par manque de montagne ou de mers dans nos urbanités...Fixer des vertiges les jours ou nuits où l'envie de partager se fait plus forte....

Derniers Commentaires

Pouls,Face B

Mercredi 29 juin 2005 3 29 /06 /2005 00:00
      Etre insulaire, se tenir à distance pour ne pas se laisser entamer, se laisser contourner, effleurer du bout des yeux, des mains. Vivre en creux, en attente ou en absence de quelque chose , sans impatience, trêve de combat avec soi. Désertion d'envies , de désirs ou "pas comme ça", pas aussi facilement, pas aussi vainement...

     Etre juste sur le point d'équilibre entre se perdre de vue définitivement,se mentir à soi même et tenter un autre soi... Se découvrir de nouvelles frontières, des gestes maladroits d'autoprotection. Passer le cap des impasses, haut le coeur de s'être froissée, malmenée, foulée au corps,saut libre dans le vide en quête de quelque chose qui retienne ce que l'on est, devient..

     Ne pas savoir prendre soin de soi , lutter contre son pire ennemi : soi.. Cesser de se mener aux naufrages volontaires, de se mettre à bout de souffle,de se blesser pour penser à soi, se protéger.... Etre insulaire..Seule parmi plusieurs ,faire sourire au dehors, ne pas et n'avoir pas su s'abandonner, disparaître, être un point au loin, intouchable...Un être transitoire où chacun imprègne sa marque, son secret...

    Il manque quelque chose quelqu'un qui advienne..ne plus répondre présente quelque temps. Seulement ce qui importe,emporte.......
Par naew - Publié dans : Pouls,Face B
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Vendredi 1 juillet 2005 5 01 /07 /2005 00:00
        Nuit assise sur le bord de la fenêtre me remplir de son silence,vagues de larmes qui coulent à l'intérieur, invisibles à l'oeil nu....Oter pan par pan ma carapace, arracher ses dernières traces...Vomir ces actes qui m'écoeurent et que je refais encore....Aller vers les pourquoi , la peur au ventre..Enfant entendre "tas d'os", pas aimable, objet, truc utile..pas de voix, pas de sujet...Pas moi . me remplir du silence....


        Me regarder en face...Pourquoi cette envie violente d'effacer certains matins celui qui est en face de moi ? J'ai beau sentir son souffle et ses mains, je suis loin à l'intérieur...Pourquoi cette peur violente envers moi, envers l'autre quand il me touche,que ce qui se lie entre lui et moi me prend au coeur,me poigne au ventre? Je voudrais pouvoir ne pas etre sans cesse sur le qui vive,me laisser emporter.....Courir après ma peur...

      Ils existent au dehors , tremblent quand je marche à leurs cotés au dehors.Ces regards qui ne les voient plus, eux les hommes pressés , à la vie rectiligne, la pensée faussement désinvolte. Leurs désirs sont des marques de territoires sur mon corps, comme s'ils ne pouvaient me toucher à l'intérieur, ils pensent que les morsures, ma peau rougie sont des sentiments affichés. Mains sur poignets, regards en défiance."Toi tu existes, moi je dois prouver que j'existe, même dans nos enchevetrements je n'y arrive pas". Je souris. Silence. Rideau.

      Ils me regardent m'épuiser à bout de souffle, inutilement. Ils ont mal mais ils attendent que je tombe pour que je me rende compte, que j'épuise mes errances de mauvais rêves. Ils aimeraient que je me protège, ils savent que je n'entends pas. Ils s'appellent présent du passé, nos nuits sont fraternelles. Epuisée comme une enfant qui a couru longtemps, le chagrin lourd qui laisse ses traces sur les joues. Endormie, ils déposent des baisers sur mon front, me disent que c'est fini que je peux arrêter ce manège sans envie. Silence de respiration endormie. Répit.

      Il y a eux où j'ai pris ma peur à bras-le-corps..Avancer en fildefériste..chuter mais ne pas fuir, y croire... N. a fini par faire  de moi sa confidente, témoin silencieuse de ses doutes, de ses murs...Chacun de ses mots me fait trembler, pour elle ces mots...Ta voix.. un petit souffle au coeur...Amitié fraternelle excessive parfois...Etre là dans ta vie en creux pour tes ombres et tes fantômes...plus d'a...... G. a recueilli ma tête au front posé sur son épaule..laisser les derniers pans chuter...Retrouver nos codes...nos carnets à 4 mains..se poser dans des endroits parler, photographier...Prendre le temps me laisser apprivoiser....Peur de nouveau...
Par naew - Publié dans : Pouls,Face B
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Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /2005 00:00
      Mettre un terme, faire table rase, débarrasser, envoyer valser, pleurer jusqu'à l'épuisement, hurler de tout mon soûl , se défaire , lâcher du lest..... Revenir au collège,angoisse au ventre, gorge sèche,jambes qui manquent de se dérober,à cran. F. tente de me faire sourire, il parle, parle, je me tais, je lui pose la main sur la bouche "s'il te plait ne te donne pas toute cette peine ". Pourquoi la peur? Cela fait des mois que je n'y suis pas revenue. Le poids des regards, cette différence entre ce que je montre et ce qu'il y a à l'intérieur, des sourires, des attentions. L'angoisse se dénoue , au fur et à mesure, que F.et moi vidons les cartons, je ne veux rien retenir. Quelques mots pour se projeter sur septembre, 4 classes..De nouveau, j'ai envie.... Fin de journée..crevée, courbartures...Symptômes de trop d'émotions , de trop de tensions..Lâcher du lest..Mal au coeur..me vider encore...
Par naew - Publié dans : Pouls,Face B
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Jeudi 14 juillet 2005 4 14 /07 /2005 00:00
          Fenêtre ouverte sur l'heure bleue..Bouts de feux d'artifice...Voix de Ridan "Et puis merde j'ai décidé de vivre loin sur la colline.. j'ai la folie des grands espaces/tous nos acquis s'écrasent au sol,j'ai choisi la clé des champs.." ( L'agriculteur)....

         Cela fait une semaine que cette lettre est arrivée..Une invitation , un ordre ?...Je ne sais pas encore...Cinq mois à soi...Reconnaissance sociale, médicale,judiciaire depuis un an..Des espaces de cicatrisation...Vertiges d'être entendue, des silences de désert derrière..Quand on vient au monde que l'air pénètre dans vos poumons violemment, que le dehors vous appelle..Une douleur unique, singulière..Il y a des moments où cet instant là doit se reproduire...Frissons de se mettre à nu, carapace et rôles bien rôdés...Quand on réapprend à marcher après un choc violent, que l'on a raté son envie lâche de passer de l'autre côté...Une audace maladroite et tenace.....Un entêtement à refuser le "comme avant"....

        Cinq mois pour penser à soi...Comment on fait pour savoir si l'on emprunte les bons chemins de traverse..Se rendre à cette idée de temps , de reconstruction sans s'en effrayer...Prendre le temps, cesser de foncer tete baissée dans des impasses, de dire " Je n'ai pas mal ", la tête haute, le sourire invincible.....J'aimerais voir des signes extérieurs, francs de changement...Aveugle,dure envers moi , persister à rester en coulisses... "Accordez vous de l'importance, vous existez comment vous faire comprendre que vous avez le droit d'être"..."Tu as beaucoup changé, tu reçois..."...."Tu te livres par petits bouts des parts intimistes de toi, comme un besoin de dire. Elles sont deux fois jolies pour ce geste"...Des signes extérieurs que les autres perçoivent...Reste à me convaincre...Cinq mois pour apprendre à devenir autrement...des projets aux dates arrêtées...impatience...envie....des billets pour ailleurs...urgence...des pas francs... des fragments de vie en sourires qui éclatent dans la poitrine...
Par naew - Publié dans : Pouls,Face B
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Dimanche 17 juillet 2005 7 17 /07 /2005 00:00
"S.
            Je vais être sincère, direct comme un meilleur ami. Femme de ma vie, je t'aime pas comme toi tu m'aimes. Mais comme moi je t'aime. Pas comme toi, tu m' aimes mais comme moi je t'aime. Faire l'amour avec toi eut été le plus beau, le plus grand moment de ma vie. Voir jouir la femme de sa vie me semble être une apothéose de la vie d'un homme . Mais voilà, tu ne m'aimes pas comme je t'aime, donc te faire l'amour. Je suis foutu. Mais foutu d'aplomb, c'est pourquoi je sabote, je saborde par pure protection notre amitié, tout s'effrite. C'est la fin d'une époque, je t'aime.

P.

P.S; Je te demande un service à mon tour.  J'aimerais bien ne plus jamais te revoir. Pour pallier à la cruauté des hasards, je t'offre le marché suivant. Je prends l'Amérique centrale, la côte nord, l'est de la rue Saint-Laurent, l'Inde, New-York, le Bybloss. Je te laisse le reste de la planète.ça me semble raisonnable."

                        Extrait du film Un 32 Août sur la Terre de Denis Villeneuve

Un extrait, une scène que j'aurais aimé écrire. Les mots d'un autre pour toi. Tu changeras les initiales, raccorderas le masculin au féminin. Tu as dit "ouch". Tu es venu sur ces pages il  y a quelques heures, pris en plein visage les post-scriptum de colère douce amère qui y figuraient..Par respect, je l'ai effacée..
 
Les mots sont venus entre nous. La première fois en trois ans que les cartes sont mises sur la table. Même si les concerts, les projets à 4 mains, à 4 yeux, les virées aux quatre vents en virages, les photos de chacun que nous ne ferons pas , n'auront peut-être pas lieu. Je peux te dire que moi là je pourrais te prendre dans mes bras sans être sur mes gardes, de dire dans les yeux qu'il n'est plus question de tendresse floue .Tu as accepté de répondre sans détours.

Maintenant te laisser le temps à toi comme à moi de trouver la juste focale. Les poings au ventre disparaissent plus fugaces. Même si le détour par l'a..., nous l'avons manqué , le rare de toi et moi en territoire d'amitié, nous ne l'avons pas manqué. Du moins je crois......Merci de baisser le pont-levis de ton donjon, d'accepter de tomber le masque...

Bande-son de toi à moi

Pauline Crozé T'es beau, Je ferais sans , Zazie Autant de peine que de toi, Radiohead Wish you were here, Crésus Les Vérités, Comme les autres, Autour de Lucie, Je reviens, Personne n'est comme toi, Da Silva et Boggaerts La place, Cyrz Attendre, Romain Humeau Tu restes mon ami , Luke Seveso,  Noir Désir A l'envers, à l'endroit, Dominique A Oublie, Florent Marchet Le meilleur de nous deux , Pj Harvey The mess we're live in, M3D Les mots.
 
A N.
Par naew - Publié dans : Pouls,Face B
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